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Ce billet explore les moyens mis en œuvre pour rendre autonome énergétiquement le dispositif Human Energy crée par l’artiste Yann Toma, en collaboration avec l’agence de scénographie et de design ARTEL.

HUMAN ENERGY : Création d’un dispositif énergétiquement autonome.

L’une des complexité de Human Energy est de rendre le village, installé sur le parvis, énergétiquement autonome puis de réinjecter le surplus d’énergie produite dans le réseau électrique de la Tour Eiffel.

Pour atteindre cette autonomie, il a fallu, avant tout, élaborer avec le BET B&L évolution, un modèle de balance énergétique.

Cette balance entre l’énergie produite et l’énergie consommée nous a permis:

– d’une part, de définir la nature et la quantité des équipements électriques à mettre en place.

– d’autre part, d’évaluer la quantité d’énergie à réintroduire dans le circuit de la tour Eiffel et ainsi d’estimer la durée d’illumination possible de l’œuvre lumière produite au sommet de la tour Eiffel, chaque jour.

HUMAN ENERGY combine trois types d’énergie différentes : éolienne, solaire et humaine

Les éoliennes de l’entreprise Eolie sont destinées à un usage domestique en temps normal. Chacune dispose d’un onduleur intégré, à l’intérieur de son pied, qui traite le courant généré pour le rendre directement exploitable à la sortie de l’éolienne par l’intermédiaire d’une prise intégrée.

Ces éoliennes à axe vertical produisent environ 500W mais leurs rendement réel dépend du sens des vents et de leur vitesse ce qui à rendu l’estimation complexe car, sous la tour Eiffel, les variations des vents en intensité et en direction sont très importantes.

Les panneaux solaires, quant à eux, sont fixés sur un container de 40 pieds (environ 12ml) avec une petite inclinaison qui permet de capter au maximum les rayons du soleil.

Plus de 50m2 sont installés ce qui permet en hiver et malgré un soleil qui se couche tôt, de produire environ 5KW par jour.

S’ajoute à ces deux sources d’énergie qui sont dépendantes d’éléments naturels, une troisième source de production d’énergie qui, pour sa part, est dépendante de l’activité physique humaine.

Il s’agit de 138 vélos dont chacun est équipé d’un moteur générateur d’énergie. L’ensemble est connecté à 5 onduleurs qui permettent de traiter et d’uniformiser l’électricité produite qui fluctue selon le pédalage. Les vélos peuvent ainsi produire entre 30 et 100W par vélo.

L’ensemble des dispositifs permet ainsi de générer une quantité d’énergie importante mais fluctuante.

Lorsque cette énergie produite est supérieure aux besoins en auto-consommation du village sur le parvis, le surplus, plutôt que d’être perdu sous forme de chaleur, est réinjecté dans le réseau de la tour Eiffel.

Lorsque cette énergie est momentanément inférieure aux besoins, alors le processus s’inverse et le système absorbe l’énergie nécessaire dans le réseau de la tour Eiffel.

Dans ce cas, les besoins correspondent à l’alimentation des équipements électroniques fragiles et leur mise en sureté afin de ne pas les endommager.

Les échanges d’énergie entre le dispositif HUMAN ENERGY et la Tour Eiffel sont gérés par une batterie intelligente (le KW3) qui agit comme un médiateur. Elle permet d’accumuler l’ensemble de l’énergie produite et de synchroniser chacun des courants les uns avec les autres.